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Intro malheureusement retranchée d'un scénar de play-test pour raison de temps : 18 _ Déjà, s'il n'avait eu avec lui cette torchère en or massif de plusieurs kilos, vous n'auriez jamais écouté ce type et son histoire de cité perdue pleine de richesse. Après vous avoir fait crapahuter dans la montagne pendant des jours à la recherche d'une caverne s'ouvrant sous une cascade, après s'être trompé déjà deux fois de cascade, enfin, sous la troisième s'ouvre une vaste caverne. Habitée par tout une tribu de monstres qui n'ont pas l'air d'être content de vous voir. "Oh pardon, ça doit encore être la cascade suivante", fait le type. Fight or flight ?
Quelques intros "polar" : 19 _ Billy, il fait chier. Billy est toujours en retard et il a toujours une bonne excuse. A chaque fois qu'il vous donne rencard dans ce rade minable où le vieux ventilo brasse un air épais et où les tables collent aux coudes, vous devez attendre des plombes en buvant de la bière fade et une fois sur deux, le job qu'il a à vous proposer est limite minable. Cette fois-ci, quand il est entré dans le bar avec 45 minutes de retard et s'est écroulé à votre table, couvert de sang et trois balles dans le dos, il avait effectivement une bonne excuse. Mais on pardonne difficilement à un type dont les derniers mots sont : "c'est... c'est...vous qu'ils cherchaient...". Billy, il fait vraiment chier.
20 _ Bidule saignes et il a mal. Truc est assommé sur le pavé. Ils tiennent Machine. Toi, tu t'écrouleras sans doute dès que les types t'auront lâché. Le grand balafré te mets encore un grand coup de poing dans le bide et il dit enfin : "Vous avez deux jours pour lui rendre son tableau, où notre patron va vraiment se fâcher...". Lorsqu'ils vous abandonnent en tas dans la ruelle, vous pouvez enfin formuler la question cruciale : "Mais putain, quel tableau ?".
21 _ Le flic se penche vers toi, te souffle la fumée de sa clope dans le nez et demande pour la cinquième fois : "Alors, tu veux toujours pas nous expliquer comment tes potes et toi vous êtes retrouvés dans la rivière dans une Mustang pleine de trous, 2 millions sur la banquette et un cadavre dans le coffre ?" En fait, tu voudrais bien. Mais en toute sincérité, depuis la cuite que vous avez prise vendredi soir pour fêter ton nouveau job à la banque, tu n'as plus aucun souvenir.
Une assez ancienne qui lançait une campagne solo par mail : 22 _ "Ta première sensation est d'abord la douleur. Comme un tison dans ton crâne, la souffrance rayonne jusqu'à tes mâchoires, chaque pulsion du sang dans tes artères semble être un coup de marteau qui secoue ta tête. Ouvrant les yeux, tu ne vois que du rouge. Un rouge poisseux et chaud qui coule sur tes yeux, descend le long de ton oreille, glisse dans ton cou et se perd dans le col rigide qui te scie la nuque. Levant la main pour essuyer le sang, d'autres douleurs te poignardent : c'est d'abord ton épaule qui se tord au premier mouvement, ta main pétrifiée dont chaque phalange craque, ton tympan qui se vrille dans un cri aiguë, ta nuque de papier qui se déchire lorsque tu lèves la tête. La nausée qui te tord l'estomac te redresse dans un hoquet violent et, assis dans une herbe rougie, les doigts crispés sur la terre gluante de sang, tu craches un peu de bile avant d'éclaircir ta vue d'un revers de gantelets. Le pommeau d'une épée luit au soleil, celui qui la tenait émet un petit bruit de gorge le visage enfouit dans le sol, la hampe d'une lance lui fait dans le dos comme le mât d'un navire échoué, brisé dans la masse disloquée d'un immense port d'épaves humaines. Une moisson de cadavres qui couvre le flanc d'une colline entourée d'arbres roux, qui bruissent dans la brise. Le ciel clair recouvre la mosaïque carmin des feuilles et des armées mortes, tableau immense qui s'étend de la lisière des bois au sommet arrondi de la plus haute de deux collines évasées. Le hennissement d'un cheval en monte alors, quelques dizaines de corps plus loin, depuis le haut de la pente. Quand tu tentes de te relever en t'appuyant sur la longue épée qui gisait sous tes doigts, ton cerveau vibre comme une peau de tambour, mais enfin dressé sur un genou, derrière le muret des cadavres qui t'entourent et quelques arpents de terre foulée, tu vois deux hommes s'affairer autour de la monture blessée dont le flanc se secoue. Ton armure de cuir clouté est ouverte en bien des points mais hormis ton cuir chevelu, seule ton épaule droite perd un peu de sang. A un pas de tes bottes de peau gît, fendu, ton casque rond et poli. Ta tête teinte encore lorsque les deux porteurs de Miséricorde, ayant dégagé leurs lames de l'armure du cavalier, se redressent, surpris, et te regardent.
Que fais tu?"
_________________ Quelques zimages sur Deviant Art.
Dernière édition par Wenlock le Mer Jan 20, 2010 11:40 am, édité 2 fois au total.
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